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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 16:38

En juin de l'année 2010, il y  eut une terrible innondation à Abidjan suite à une pluie ininterrompue d'une nuit. Plusieurs habitations subirent d'importants dégats matériels, il y eut même des pertes de vies humaines.

Les quartiers les plus touchés furent La Riviera Palmeraie et Yopougon Banco/Mossikro.

(Voir articles : http://cotedivoirepayspropre.over-blog.com/article-innondations-a-abidjan-juin-2010-53132514.html

Cette année encore, soit 4 ans plus tard,  presque jour pour jour, nous assistons tristement et impuissants au même phénomène, dans les mêmes zones et quartiers.

Avons nous seulement compris que "les mêms causes produisent toujours les mêmes effets"?  

Sommes-nous seulement capables, comme des êtres "intelligents" de tirer des leçons des drames qui surviennent dans nos vies et d'en tirer les conséquences aux fins d'y remedier ? Rien n'est moins sûr.

Si tout cela avait été le cas, je crois que les images ci-dessous n'auraient pas existé. Mais hélas! 1000 fois hélas !

 

Pict3062014.jpg

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 12:42

Panneau PAA 1

 

Voie principale, non loin de la Direction Générale du Port Autonome d'Abidjan (PAA)

La Direction Générale du PAA, après avoir pavé et donc rendu propre et agréable les trottoirs de la voie principale menant à son siège, a cru bon de rappeler aux riverains et voisins, ce qui est indiqué sur la pancarte ci-dessus : "Interdit de jeter des ordures".

C'était sans compter avec l'incivisme de ces riverains qui n'ont pas trouvé d'autres endroits que celui là pour y vider leurs poubelles. Exactement au pied de la pancarte. Comme pour narguer ceux qui veulent maintenair cet endroit propre. N'est-ce pas revoltant?

Ailleurs, (Accra, Kigali, Lumumbashi, etc...) cet act aurait valu à ces auteurs de sévères sanctions... C'est à cela que nous devons arriver s'il le faut pour changer nos mentalités car manifestement, "Abidjanais et salubrité", c'est une combinaison qui ne marche pas encore....

 

Attention, ne vous y trompez pas! La pancarte était bien là avant le tas d'ordures. N'est-ce pas mignon (ironie)?

 

   

 

 

 

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 10:32

La ville d'Abidjan résiste de moins en moins à la pluie.

La démonstration en a été faite lors de la pluie torrentielle qui s'est abattue, sans discontinuer, le week-end du 20 Juin sur cette ville.

Comme en témoignent les images ci-dessous, nombre de quartiers d'Abidjan et non des moindres ont subit d'énormes dégats. Et c'est peu dire.

Le quartier de la Riviera (Palmeraie, Bonoumin, Alabra, Rivera II, Riviera III) était inaccessible. Des villas ont été innondées jusqu'à hauteur des tables à manger.... Des familles entières se sont retrouvées l'espace d'une nuit et le temps d'une pluie (chose natuerelle) sans toit, SDF! Travailler toute une vie pour s'offrir, à coup de sacrifices, un toit et le voir detruit ainsi pour une pluie... Triste, désolant!

Mais cela n'est rien à coté des pertes en vies humaines qui malheureusement ont été déplorées, encore une fois, hélas!

Des morts pour cause de pluie, il y en a eu l'année dernière (cf article sur les conséquences de l'insalubrité). Nous n'avons pas pu en faire l'économie cette année encore!

 

A y regarder de près, nous l'avons bien cherché.

 

Ce phénomène d'innondation est le résultat de notre incivisme et de notre indscipline maintes fois décriés mais jamais corrigés. La nature a des règles et il est connu que l'Homme est impuissant devant le déchainement des 4 éléments de celle-ci : Terre, Eau, Feu, Air.

Lorsqu'il pleut, l'eau a besoin de s'écouler tranquillement pour se déverser dans la lagune, le fleuve ou la mer.

Quand cet écoulement est entravé, l'eau se fraie inéluctablement un autre chemin (sa nature est de s'écouler) et devient incontrolable : Innondations.

En ville, des canniveaux sont construits pour servir à cet effet. Mais qu'avons nous faitdes canniveaux de la ville d'Abidjan? Il suffit de s'y promener pour s'en rendre compte : Sur 100 m de canniveaux, 10 sont à peine fonctionnels. Or un canniveau, il est fonctionnel ou il ne l'est pas. Il ne peut pas l'être partiellement.

 

Comment voulons-nous que l'eau de pluie puisse s'écouler lorsque nous construisons nos clotures, nos terrasses sur les canniveaux?

Par où voulons nous que l'eau s'écoule lorsque nous "betonnons" la portion du canniveau qui passe devant notre concession juste pour éviter de l'enjamber ou pour que notre grosse cylindrée puisse accéder au garage?

Comment l'eau de pluie peut-elle être drainée lorsque le canniveau devient la poubelle ou sert plus pour les eaux usées?

 

Voici comment nous préparons ou favorisons les innondantions à Abidjan :

Sacs plastiques ds canniveau

 

 

bouche-d-egout-fermee2.jpg

 

 

  ce-que-deviennent-les-caniveaux.jpg

 

Sable-sur-caniveau.jpg

 

Ces choses s'observent à la Riviéra. Toutes les canalisations faites au moment de la viabilisation de ce quartier n'existent plus. Les habitants y déversent des chargements entiers de sable ou de gravillons pour leurs travaux et ne prennent pas la peine de curer la canalisation une fois les travaux terminés.

Certains ont carrement construit leur magasin sur la canalisation principale de la Riviera Palmeraie (par exemple).

 

Et voilà le résultat :

 

L'eau cherche sa voie2 

Lorsque les canniveaux sont obstrués, l'eau se fraie un autre chemin...

 

 

Palmeraie4

Une rue de la palmeraie après la pluie - L'eau jusque sur le capot

 

 

 

 Palmeraie5

 

 

Palmeraie 2 

Palmeraie - Rue ministre après la pluie

 

 

Villa les pieds dans l'eau

 Palmeraie - Une villa les lieds dans l'eau

 

 

 

  35410 1443261115368 1048315246 31321518 6012697 n

  Ces véhicules n'ont pas résisté à la furia de l'eau de pluie qui ne sait pas comment s'écouler

 

 

35703 1503644879062 1472438451 1268142 6711466 n

  Dégats matériels dans une villa

 

 

36671 1503646719108 1472438451 1268156 3397346 n

 

 

 

Toutes les rues de la palmeraies sont innondes 

 Palmeraie - Aucune rue n'a été épargnée

 

 

 Palmeraie - Eau contre bitume

 Palmeraie rue ministre - le bitume n'a pas résisté à la furia de l'eau

 

 

Palmeraie Rue ministre 1

 

 

 

Allons nous tirer des leçons des conséquences dramatiques cette n-ième innondation ? Rien n'est moins sûr. Il est à parier que les choses resteront en l'état, que l'année prochaine les images seront plus impressionnantes, les dégats plus importants... à moins que, à moins que, dès maintenant, tous autant que nous sommes, nous nous engagions à oeuvrer pour la salubrité de notre pays et à respecter dame Nature.

 

 

Que chacun "libère" la portion de canniveau qui passe devant sa résidence ou son commerce et demande à son voisin d'en face, à son voisin de gauche et à son voisin de droite d'en faire autant... L'eau de pluie s'écoulera plus librement et fera moins de dégat. Ce sera dèjà ça de gagné!

 

 

 

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 18:18
  Les sachets et sacs plastiques


"Les matières plastiques ont envahi notre quotidien, difficile de leur échapper.
Elles sont le symbole de la société de consommation, car considérées comme un matériau non noble : les consommateurs l'assimilent à un produit "jetable" après usage." Source : EKOPEDIA

Nous avons tous salué l’avènement des sacs et sachets plastiques dans le paysage des emballages en Côte d’Ivoire.
Tous, Nous avons adopté ce type d'emballage. Force est de constater que les sacs et sachets plastiques sont pratiques. Ils rendent beaucoup de services. C'est à se demander d'ailleurs comment nous faisions avant leur avènement.

Nous en sommes mêmes arrivés à penser que leur utilisation est signe d'évolution.
Aujourd’hui presque tout s’emballe dans le sachet plastique : Les courses du marché ou du super marché, l’eau, les jus de fruits, les cacahuètes, l’attiéké, les sauces, le placali, la poudre de tabac, crème glacée, etc…

Naïfs, nous pensons que cela est signe de propreté.
Malheureusement, une fois le contenu de ces sachets consommé, nous nous contentons de les jeter dans la nature, généralement sur la voie publique.

C'est ce qui se passe avec les sachets d'eau qui sont aujourd'hui vendus à tous les carrefours et autres feux tricolores de la ville d'Abidjan. Une fois l'eau bue, le citoyen (?), par reflexe jette le sachet vide sur la voie.

Après le vent et la pluie font le reste : Ces sachets sont charriés et se retrouvent dans les bouches d’égouts, ou les canniveaux. Ils s’emplissent de sable ou de boue, bouchent les canalisations, s’incrustent dans le sol. L’eau de pluie ou simplement les eaux usées ne peuvent s’évacuer normalement.

Sacs plastiques ds canniveau



Au vu et au su de tous... Comment êut-on être étonné des inondations à Abidjan?

C’est d’ailleurs ce qui explique que maintenant à Abidjan, après une petite pluie, les rues sont inondées ! Les sacs plastiques ont tout bouché. Et l’on s’en étonne ! Cette année (2009), plus d’une vingtaine de morts du fait des inondations de la ville d’Abidjan. Les sacs plastiques sont responsables pour une grande part dans ces inondations.


Pour s'en rendre compte, ll suffit de voir les spectacle des sacs plastiques usagés melangés à la boue recouvrant entièrement  toutes  les voies de l'échangeur de l'indénié après une petite pluie.

Photo Indénié après pluie....

         Un drame écologique et environnemental
Dérivé du pétrole et du gaz, le plastique est une matière non bio-dégradable. En clair, ils ne pourrissent jamais ! Du moins pas avant
400 ans (au moins  130 ans)
Ce qui signifie qu'un sachet en plastique jeté dans la rue, dans la brousse ou dans l'eau, restera intact pendant plus d'un siècle.
Cela est totalement ignoré par les Abidjanais.

Et pourtant, lorsque l’on regarde bien les rues insalubres d’Abidjan d’aujourd’hui, l’on se rend aisément compte que plus de 80% des déchets qui jonchent les rues sont des sacs plastiques. 





Sacs plastiques ds canniveau

La plupart des sacs plastiques usagés se retrouvent dans les égoûts ou bouches d'égoût.

Un tour rapide à quelques arrêts de bus ou gares de woro-woro de la capitale, ou encore aux abords d’un complexe sportif après une manifestation sera édifiant quant à notre accoutumance à ce type d’emballage prétendument propre mais ô combien salissant et nocif. Une véritable catastrophe écologique est entrain de se dérouler sous nos yeux, par notre propre volonté.

Aucun espace n'y échappe : Abords de marchés, gares de bus ou taxis communaux, rues marchandes, trottoirs,etc...
Que dire alors des plages abidjanaises? Ces endroits où l'on se rend pour respirer l'air pur, profiter des bruits des vagues et admirer l'horizon, les pieds dans l'eau? Elles sont, elles aussi, envahies par les sacs plastiques. Et le spectacle n'est pas beau!!!

Illustrations

Plage1.jpg
Plage jonchée de morceaux de sacs plastiques usagés

plage2.jpg

Les sacs plastiques, un vrai fléau ! Le cauchemar de ville d’Abidjan.


La nocivité de ces sacs plastiques n'est plus à démontrer en réalité. En plus de boucher les canalisations, les sacs plastiques une fois enfouis dans le sol, peuvent empêcher les racines des plantes à aller en profondeur. Ce qui naturellement influence leur croissance. Ils sont aussi des pièges et nids à moustiques lorsqu'ils sont jetés dans la nature. Contribuant malheureusement ainsi à la propagation du paludisme.
Passons sur la pollution visuelle qu'ils engendrent dans les villes et mêmes les villages du pays.

Mais alors, que faire face à l'envahissement des sacs plastiques?
A la vérité, le problème n'est pas tant le sac plastique lui même ou son utilisation. Force est de reconnaitre qu'il rend bien de services. Son avènement a revolutionné l'industrie et le marché de l'emballage. Son coût très abordable en a fait un compagnon plus que fidèle pour tous.
Le vrai problème c'est ce que nous faisons du sac ou sachet une fois que nous nous en sommes servi.
Dans 95% des cas, une fois utilisé, le sachet se retrouve dans la poubelle au mieux sinon carrement dans la rue.

Tas de sacs plastiques2
Ici un tas d'ordures composé à plus de 90% de sachets plastiques

Son poids très très faible et son aspect nous font penser à tort qu'il est sans danger. A tort, l'on se dit qu'à cause de ce poids plume, le vent va l'emporter et donc il ne salira pas. Ce qui n'est pas faux dans l'obsolu. Mais où le vent le charrie-t-il? Dans un canniveau, une bouche d'égoût, une eau stagnante, etc... Après, impossible de s'en débarraser car non biodégradable.
Cette attitude est due à la méconnaissance de la nature de ce "bien".
C'est pour cela qu'il est impérieux de sensibiliser, sur le long terme, les populations sur le danger que représente ce type d'emballage pour l'environnement.
A terme, cette population doit gérer autrement ce type de déchets.
Il n'y pas d'autres choix. Les sacs plastiques ne doivent plus se retrouver dans la rue, sur la voie publique, dans les canniveaux, etc...
A défaut de s'en passer, nous devons apprendre à nous en débarraser convenablement en pensant à sa nocivité.

Quelques mesures pour éviter la pollution par les sacs plastiques:
- Eviter autant que possible d'y avoir recours.
- Aller au super-marché ou au marché avec un sac ou une corbeille.
- Ne jamais jeter un sachet ou un sac plastique sur la voie publique ou dans tout autre ouvrage d'assainissement.
- Apprendre à réutiliser les sacs plastiques.
- Garder chez soit les sacs et sachets utilisés afin de les donner aux collecteurs d'ordures. Ils ne pèsent et sont très peu volumineux une fois froissés.
- Encourager le recyclage des sacs plastiques.

Le recyclage comme solution
Le plastique n'est pas biodégradable et cela n'est pas le moindre de son coté nocif. Par contre, il est réutilisable plusieurs fois et surtout il est recyclable. Cette caractéristique peut aider à limiter sensiblement ses effets négatifs sur notre environnement.
En effet, plutot que de le jeter une fois utilisé, s'il n'est plus réutilisable dans sa forme initiale, nous devons penser à le stocker. Au bout d'une certaine quantité, ce stock peut être revendu aux unités de recyclage.
D'ailleurs, une frange de la population s'adonne déjà à cette activité qui gagnerait à être encouragée et vulgarisée par les pouvoirs publiques qui devront aussi aider à la création d'unités de recyclage du plastique.
Ce secteur d'activité offrira deux avantages au moins : Activité génératrice de revenu pour les populations et réduction de l'impact nocif du plastique sur l'environnement. 
En plus les usages du plastique recyclé sont nombeux.
Des pays comme le Mali s'y sont déjà mis.

L'interdiction comme solution au sacs plastiques?
Certains pays ont pris conscience du grand danger que représentent les sacs et sachets plastiques pour l’environnement et le bien être de leurs populations. A telle enseigne qu’ils y ont interdit purement et simplement leurs usages : Le Rwanda et l’Ouganda. L’Ouganda pense même à criminaliser l’usage de sacs plastiques sur son territoire… Le Gabon vient de prendre la décision d'interdire à partir à partir du mois de Juillet 2010, l'usage des sacs plastiques sur le territoire. Tout cela donne à réfléchir.

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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 13:21


2009 s'efface, 2010 s'installe. A cette occasion l'ONG Côte d'Ivoire Pays Propre souhaite tous ses voeux de bonheur, de santé et de prospérité à toute la nation Ivoirienne.
Elle souhaite que de toutes les bonnes résolutions que chacun prendra pour l'année nouvelle, la salubrité du cadre de vie soit dans la top liste. Que 2010 soit définitivement pour nous tous une année de prise de conscience écologique et environnementale. Que les mauvaises habitudes qui nous incitaient à salir et polluer notre pays nous quittent définitivement et laissent la place à l'esprit du propre, du salubre et du respect de l'environnement.


                                BONNE ET HEUREUSE ANNEE PROPRETE A TOUS



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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 10:22


La constitution est la boussole d'un pays, d'une nation. S'y trouvent inscrits les droits et DEVOIRS des citoyens et de tous ceux qui y vivent. Enfreindre une prescription de la constitution est quasiment un crime. Seulement en sommes nous, nous Ivoiriens, conscients? Rien n'est moins sûr. Savons-nous seulement que jeter délibéremment un sachet sur la voie publique est une violation de la constitution? Savons nous que jeter des ordures dans un canniveau est une violation de la constitution? Ces gestes, nous les accomplissons chaque jour en toute impunité. Et pourtant, la constitution Ivoirienne est claire  :


Article 19
"Le droit à un environnement sain est reconnu à tous"


Article 28

"La protection de l'environnement et la promotion de la qualité de la vie sont un devoir pour la communauté et pour chaque personne physique ou morale."

Chaque fois qu'un sachet, un sac plastique ou tout autre ordure est jetée sur voie publique, cela constitue une dégradation de l'environnement ou une non promotion de la qualité de vie.


En outre l'article 25 dit ceci :
"Les biens publics sont inviolables. Toute personne est tenue de les respecter et de les protéger."


Cet article montre clairement combien de fois nous violons la constitution au quotidien. En effet, les routes sont des biens publics, les canniveaux sont des biens publics. Y jeter des déchets ou y deverser ses poubelles n'est rien d'autre que violer l'article 25 de la constitution.

Il est temps, grand temps que nous en prenions conscience.

La nature est généreuse mais n'aime pas qu'on la maltraite.
Protégeons notre environnement. Ce n'est rien d'autre que le respect de la constitution. 
 
Alors, ensemble engageons nous maintenant pour maintenir notre pays propre.
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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 12:33

Par Inn. KOUAME-BROU


Dans l'article "
Comment et pourquoi Abidjan est devenue une ville insalubre, tous responsables", je citais l'exemple de la ville de Kigali comme l'une des villes les plus propres du continent. Naturellement je maintiens cette qualification.
Ce qu'il est interessant de noter c'est que Kigali est la capitale du Rwanda. L'un des pays les plus pauvres de la planète. Le niveau d'éducation de la population rwandaise est faible.
Tout cela pour montrer que la propreté et la salubrité ne sont pas forcément et uniquement l'apanage des pays ou villes riches ou de personnes "éduquées" ou intellectuelles.
Il suffit de vouloir vivre dans un environnement propre et sain pour y arriver. Bien entendu, dans le cas du Rwanda, la volonté politique y est pour beaucoup.
Ils sont tellement fiers de leur ville que n'importe qui t'interpelle lorsque tu laisses trainer un dechet après toi. Quant à la police, lorsqu'elle te surprend entrain de jeter des ordures ou dechets sur la voie publique, la contravention est immédiate. Ainsi que la sanction : Tu devras non seulement ramasser ce que tu as laissé trainer mais en plus tu pourrais etre amené à balayer la rue....

Voici un caniveau de Kigali. Admirez la propreté. De plus ce n'est pas le caniveau d'un quartier huppé de la ville!!











L'un des boulevards de Kigali.... 





Toujours sur le boulevard : Admirez la propreté.






Une voie bordée d'arbres mais aucune feuille morte qui jonche le sol.
....




Vous aurez remarqué le style des maisons dans le fond!!! Nous sommes ici dans un quartier ordinaire de Kigali. C'est à dire avec des habitants d'une classe sociale du bas d'échelle. Et pourtant quelle propreté!!! Les habitants de ce quartier ont décidé de vivre dans un environnement propre et salubre. Ils y sont tout simplement arrivés. Pourquoi cela semble-t-il si difficile ici?
Comparez cela avec des quartiers comme Marcory Anoumabo ou Koumassi....



Ici, c'est une rue fortement fréquentée par les taxis collectifs et "gbakas" de Kigali. Malgré le flux d'usagers à cet endroit, la voie est restée propre.

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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 11:28

Je viens de lire dans le quotidien Franternité Matin de ce jour (25/08/2009 - pages 2&3) que plusieurs travaux de refection ou de construction de routes, échangeurs et ponts seront très bientôt lancés à Abidjan.
De même que les signalisations horizontales (marquages au sol ou si vous voulez les bandes blanches) et verticales (panneaux).
Si tous ces travaux sont menés à bien comme annoncé, cela donnerait à Abidjan une autre allure. Certainement plus gaie et plus conviviale. Sans compter le soulagement que cela apporterait aux usagers de la route.
Ceux qui empruntent tous les jours le boulevard Mitterand imaginent déjà ce qu'un échangeur à la riviéra 2 aura comme impact sur leur humeur surtout matinale.
Que dire alors des bénéfices que les usagers de la route du zoo tireront de ces réalisations?

En tout cas, cette annonce est assurement une très bonne nouvelle pour les Abidjanais. Il ne nous reste plus qu'à croiser les doigts pour que tout cela soit !!!!


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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 18:28


Les conséquences sur le cadre de vie.

A cause de cette insalubrité chronique dans laquelle beigne la ville d’Abidjan, celle-ci n’est plus agréable. Marcher dans les rues d’Abidjan aujourd’hui sans se boucher les narines relève de l’exploit. Certaines rues sont quasiment fermées à la circulation parce que envahies par des tas d’ordures. Obligeant ainsi les automobilistes à faire de grands détours.  Pour les piétons (que nous sommes tous à un moment ou à un autre), arpenter les rues et boulevards d’Abidjan nécessite d’avoir des aptitudes en saut d’obstacles, tellement les tas d’immondices ressemblent à des collines.

Bref, il est aujourd’hui quasiment impossible de se promener, flâner à Abidjan comme cela se fait dans toute ville qui se respecte et qui permet à ses habitants de parcourir agréablement ses rues pour prendre de l’air.

             Inondations
Par temps de pluies, Abidjan se transforme en océans habités par endroits ou de marécages en d’autres endroits. Chaque année des morts sont déplorés par dizaines du fait des inondations (21 pour la saison 2009). Aucune artère n’y échappe. La cause est toute simple : Toutes les canalisations d’eaux pluviales sont bouchées. Lorsque ce ne sont pas les fameux sacs plastiques qui en sont la cause, c’est carrément parce que les bouches d’égout sont obstruées pour avoir été utilisées comme poubelles après avoir retiré, en toute inconscience et en toute impunité, les plaques d’acier qui les ferment. Parfois ce sont carrement les caniveaux sensés drainer l'eau pluviale qui sont utilisés comme poubelles.
Il suffit de longer les grandes voies et jeter un coup d’œil dans ces bouches d'égout pour s’en rendre compte. C’est tout simplement écœurant.  Treichville, Riviéra Bonoumin, boulevard du port, Marcory, Koumassi, Adjamé Indenié, etc… aucun quartier n’y échappe.
Or c'est bien connu. On n'arrête pas l'eau qui veut ou qui doit s'écouler. Lorsqu'on tente de l'arrêter, elle se trouve fatalement une autre voie au point de se retrouver parfois à des endroits ou rien n'est précu pour continuer sa route. Dans ce cas, c'est inévitablement l'inondation. Lorsque par temps de pluie, l'eau arrive peniblement à se frayer un chemin d'Abobo, Williamsville, etc... jusqu'à l'indenié et qu'elle ne peut plus poursuivre sa route vers la Lagune, que pense-t-on qu'il se produira?
Par notre propre faute, aujourd'hui pour circuler à Abidjan par temps de pluieil faut être à bord d’un bulldozer. Et encore…

Illustrations


"Gbonhi" (tas) de sacs plastiques dans un canal d'évacuation.


Non, ce n'est pas un rêve : Ce sont bien des pneus que ce vendeur de carreaux a mis dans le caniveau juste devant sa baraque.
Un ouvrage publique construit à coups de millions (nos impôts). Voilà ce qu'on en fait!!! Le comble c'est que ce vendeur de carreaux sera le premier à se plaindre lorsqu'il ne pourra pas accéder à sa baraque à carreaux en temps de pluie pour cause d'innondation.. cela se passe quelque part à Marcory!!!





Bouche d'égout obstruée...


ce-que-deviennent-les-caniveaux.jpg
Ce qui reste d'un caniveau


bouche-d-egout-fermee2.jpg
Les ingénieurs ont prévu sous cette bouche d'égout une conduite pour l'écoulement de l'eau.
L'abidjanais en a décidé autrement...



caniveau-ferme.jpg
Ce que vous voyez là n'est pas une poubelle mais bien un caniveau qui sert de poubelle...




Caniveau servant de poubelle (Koumassi Bld du 7 Décembre)



Quelle est la conséquence de tous ces défis que nous lançons à mère nature? Voir ci-dessous (En  image)



Echangeur de l'Indenié après une petite pluie

Le comble...


Voici le résultat de l'insalubrité de la ville d'Abidjan. ça ce n'est pas une conséquence du rechauffement climatique
mais bien celle de notre irresponsabilité



Et ce n'est que le début...





Les conséquences sur notre santé.

 La résurgence  de certaines maladies (mortelles) telles que le cholera, la fièvre jaune, la fièvre typhoïde en dit long sur la saleté de la ville d’Abidjan. Les spécialistes ne les appellent-t-elles pas d'ailleurs les maladies de la saleté ? Et dire que les autorités, chaque année, dépensent des sommes colossales pour venir à bout de ces maladies alors qu’il suffirait d’assainir le cadre de vie pour les éviter et ce avec beaucoup beaucoup moins de moyens. Les économies ainsi faites pourraient servir à réaliser d’autres projets. Cela paraît simple et pourtant….

Que dire du paludisme ? Le paludisme est une maladie endémique chez nous. Tous nous savons que le paludisme se transmet par piqûre des moustiques (anophèle). Tous nous savons que les moustiques adorent se multiplier dans les endroits sales et humides (dépôts d’ordures, eaux stagnantes, etc…). Comment voulons-nous venir à bout de ce fléau alors que nous offrons, de bon cœur, à son vecteur tous les moyens de se développer ? Simple question de bon sens ! Les onéreux programmes de lutte contre le paludisme et toutes nos lamentations à l’endroit de la communauté internationale n’y feront rien tant que nous n’assainissons pas notre ville, notre milieu de vie. Comme dit plus haut, l’état actuel des caniveaux de la ville en dit long sur notre amour pour le paludisme (cela paraît cynique mais c'est vrai).


A 1 mètre de ce nid à moustiques, il y a des habitations!!! Si ce n'est pas du masochisme, cela y ressemble fort...




Les conséquences sur l’économie et le tourisme

 Adjamé (un quartier célèbre d’Abidjan) abrite le plus grand marché de la capitale et certainement l’un des plus grands de l’Afrique sub-saharienne (comme celui de Cotonou ou de Bamako). Adjamé est aussi l’un des quartiers les plus sales sinon le quartier le plus sale de la ville d’Abidjan. A cause de cette saleté et de l’anarchie qui y règne (circulation impossible), beaucoup de personnes ne vont plus faire leurs emplettes à Adjamé. Occasionnant forcément des manques à gagner énormes pour les commerçants. Il en est de même pour Abobo et Treichville où se rendre au célèbre marché de BelleVille est une véritable invite à côtoyer la saleté donc la maladie.

Lorsque l’on décide de visiter une ville, un pays, c’est généralement pour voir des choses agréables, garder des souvenirs inoubliables, garnir son album photos d’images de parcs bien entretenus et verdoyants, de rues propres, des réseaux routiers (qui sont en réalités de vraies œuvres d’art) bien tracés et bien marqués, des bâtiments beaux aux couleurs fraiches et chatoyantes, etc… Toute chose qui fait cruellement défaut à Abidjan aujourd’hui. Qu’est-ce que la ville d’Abidjan offre aujourd’hui comme attrait ? Rien ? A-t-on idée de faire de la promotion, de la publicité pour inciter des touristes à venir enjamber des tas d’ordures ? Respirer l’air pollué d’Abidjan ? Respirer les gaz d’échappement ? Contracter le paludisme, la fièvre typhoïde ou le cholera ? Se promener sur les plages sales ? Abidjan telle qu’elle est aujourd’hui n’incite pas au tourisme. Par des actions, certains viendront une fois mais ne reviendront certainement pas. 



 Insalubrité et développement durable

Ces dernières années, s’il y a un thème qui revient très souvent dans les discours et communications des dirigeants de pays et d’entreprises c’est celui du « développement durable ». Ce néologisme qui est en soit un véritable modèle économique qui peut se définir comme « le fait de poser des actions de développement aujourd’hui pour améliorer le bien être des populations contemporaines sans toutefois compromettre l’existence des générations futures »[1],  est aussi repris abondamment par les dirigeants d’entreprises et politiques ivoiriens. Mais un pays insalubre qui n’accorde aucune attention à son environnement, qui n’a aucune conscience écologique et qui de ce fait expose ses habitants aux maladies et inondations compromet gravement son existence et celle de ses générations futures. Par conséquent, parler de développement durable dans ces conditions est une véritable hérésie. Le développement durable ce n’est pas uniquement les bio-carburants, les énergies renouvelables. C’est aussi des choses simples comme la propreté, la salubrité, la discipline d’une ville ou d’un pays (pour ne citer que des exemples liés au sujet du présent manifeste).



[1] Définition personnelle du « développement durable »

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 12:23


L’INSALUBRITE A ABIDJAN : Essayons de comprendre

 

Pendant longtemps, Abidjan a été la vitrine de l’Afrique de l’Ouest et même de toute l’Afrique noire hors Afrique du Sud( ?).


Abidjan était une belle ville caractérisée par ses gratte-ciels, ses rues bitumées  bien entretenues et bien marquées, ses quartiers chics comme Cocody, Plateau, 2 plateaux, Riviera, Marcory Zone 4, Bietry, etc…, par ses rues propres et salubres, ses immeubles et autres bâtiments aux façades toujours peintes, par ses échangeurs…

Tellement belle qu’elle a été surnommée « La perle des lagunes » en référence à la lagune qui la traverse. Une lagune propre dans laquelle on n’hésitait pas à se baigner, à pêcher.

Tout le monde voulait voir Abidjan. Tout le monde rêvait d’Abidjan.

D’ailleurs, Abidjan était choisie par beaucoup de jeunes mariés Africains comme destination de voyage de Noces car il y avait aussi des hôtels de Luxe, qui n’enviaient rien aux palaces Européens.

Abidjan la perle des lagunes a vécu. Abidjan la propre a existé. Abidjan l’enchantée a connu ses heures de gloire comme ville organisée, disciplinée et respectée.

Aujourd’hui, Abidjan n’est plus que l’ombre d’elle-même. Comme une star connaissant la déchéance après un règne sans partage. Abidjan ne fait plus rêver.

Abidjan est descendue de son piédestal pour devenir la ville la plus sale, la plus indisciplinée, la plus désordonnée, la plus anarchique, la plus insalubre de toute l’Afrique, dans l’indifférence totale de ses habitants, de ceux qui ont en charge sa gestion, par les autorités, toutes les autorités. La perle des lagunes est devenue la perle des ordures et c’est peu dire !


Les rues sont jonchées de détritus puant à mille lieues, toutes les artères sont occupées par des commerces, les routes sont envahies par des engins roulants totalement déglingués et crachant leurs gaz nocifs et cancérigènes  à chaque changement de vitesse.

Les caniveaux, pour ce qu’il en reste, sont tous remplies d’ordures, d’eaux usagées boueuses, nauséeuses et stagnantes. Il n’est pas rare, et c’est un euphémisme, de voir des échoppes ou même carrément des habitations construites sur des caniveaux dans l’indifférence totale des riverains.





Le comble, c’est qu’aux abords de ces caniveaux (si l’on peut encore les appeler ainsi), il y a des commerces. On y vend de la nourriture.


Un vendeur de "Choukouya" à coté d'une eau stagnante. Il n'est pas du tout gené. Que dire de ses clients?

L’Abidjanais d’aujourd’hui n’a plus aucun scrupule ou aucune gêne à enjamber ces « rus » honteux qui pour se rendre à la boutique, qui pour entrer chez lui ou acheter des beignets !


Un caniveau, sensé drainer l'eau de pluie, rempli d'ordures. Même les pneus usagés. Qu'arrivera-t-il en saison de pluie?



Tous nous devons comprendre que les caniveaux ne sont pas des poubelles...


Non, le sale ne dérange plus l’Abidjanais, quelque soit son rang social!

La voirie, naguère luisante et qui était l’une des caractéristiques d’Abidjan, disparaît chaque jour un peu plus par plaques entières laissant la place à des crevasses enlaidissant ainsi ce que l’on trouvait le plus sur les cartes postales d’Abidjan : Les routes bitumées !


Routes bitumées qui sont partout bordées par de hautes herbes exactement comme sur les routes villageoises !!!


Les coins de rues d’Abidjan, tous les coins de rues sont des dépotoirs d’ordures. Même les abords des mairies  n’y échappent pas et ce dans l’indifférence de totale de tous.


Vous avez dit saleté? Qui pensez vous que cela gêne aujourd'hui à Abidjan? Le Mr juste derrière ne s'en soucis pas et continue de faire recette avec ses sandwiches.

Il est impossible de faire 100 mètres à Abidjan sans rencontrer un tas d’ordures fièrement déposées par les habitants et dégageant des odeurs fétides sans doute pour le grand bonheur des Abidjanais contemporains.


Quelque part sur le boulevard VGE!!! Qui est-ce que cela dérange?



Abidjanais qui hier, aimaient le propre, le salubre mais aujourd’hui sont comme attirés par le sale. C’est à croire que le propre les dérange, nous dérange.

Aujourd’hui à Abidjan, tous les immeubles et bâtiments sont décapés et décrépis, les façades n’ont pour seule couche de peinture que celle d’origine. Même les bâtiments officiels et non des moindres n’y échappent pas : Assemblée Nationale, préfectures de police, primature, mairies, etc…

Mais qu’est-ce qui a bien pu se passer pour que cette ville naguère belle et fière soit si abandonnée ? Pourquoi l’insalubrité avancée d’Abidjan et sans nulle pareille ailleurs en Afrique ne semble émouvoir personne ?

Qu’est ce qui fait que la ville est si sale ? Pourquoi les Abidjanais ont-ils tous tourné le dos à la salubrité ?

Comment font les autres villes pour être propres ? Des villes qui il y a quelques années ne pouvaient pas se comparer à Abidjan ?

J’ai eu l’avantage de visiter des villes Africaines et certaines m’ont marqué par leur propreté et surtout par le comportement de leurs habitants et l’aversion quasi viscérale de ceux-ci pour la saleté.

J’ai été particulièrement bluffé par la petite ville de Kigali (Rwanda). Je n’avais jamais vu une ville Africaine aussi propre.

Pas le moindre détritus sur les voies, les caniveaux sont curés et secs.  Les voies sont bien tracées avec les marquages au sol, les véhicules sont propres et les automobilistes disciplinés. De l’aéroport au centre ville, rien que du propre ! Il ne vous viendrait jamais à l’idée de cracher par terre, même étant tout seul.

A Kigali, les sacs et autres sachets en plastiques (grand mal d’Abidjan) sont inexistants. On est heureux de respirer l’air de Kigali. Même la pollution sonore et visuelle n’y existe pas. Les nuits sont calmes et pourtant il y a aussi des bars et autres lieux de divertissement. Pour rappel, le Rwanda est l’un des pays les plus pauvres de la planète !


 
Caniveau à Kigali 



Caniveau à Abidjan


J’ai aussi été à Accra. Que dire d’Accra, si ce n’est que c’est une ville propre. Tous ceux qui en reviennent sont tous étonnés par la propreté de cette ville.

De l’aéroport au centre ville, les rues sont propres.

Les voies sont bien marquées et cela fait propre ! En dehors de la propreté des rues et autres avenues et la volonté des habitants de la ville à garder leur ville propre, ce qui m’a marqué à Accra, c’est le comportement des forces de l’ordre par rapport au sujet qui nous concerne. Elles veillent sur la propreté de leur ville. Empêcher les habitants de salir la ville fait partie de leur travail et elles le font savoir à quiconque s’amuserait à jeter sur la voie publique un mouchoir usagé !

Autre fait marquant à Accra, c’est la fraicheur des façades des bâtiments ! Elles sont régulièrement repeintes et cela donne un air de neuf à la ville. Même les clôtures des concessions privées sont aussi régulièrement repeintes ! Chose curieuse, A accra, il est très difficile de voir des poubelles dans les rues.

Le parallèle entre Accra et Abidjan est saisissant à plus d’un titre. Elles sont les capitales de deux pays quasi équivalents et voisins! Superficie, populations, ressources, etc… Accra n’a donc pas plus de moyens qu’Abidjan mais sans doute plus de volonté en la matière.

Il y a aussi des villes comme Cotonou, Ouagadougou, Lubumbashi qui sont aujourd’hui des villes très propres et de très loin par rapport à Abidjan. Comment cela est-il possible alors que ces eux villes en particulier sont plus pauvres qu’Abidjan ?

L’interrogation évidente qui vient à l’esprit après avoir visité ces villes est celle-ci : Comment des capitales de pays plus pauvres que la Côte d’Ivoire parviennent-elles à un tel degré de propreté sans qu’Abidjan n’y arrive ?

Quelles sont les causes profondes de cette insalubrité dans laquelle est installée Abidjan et qui semble inguérissable ?

Pourquoi toutes les tentatives pour rendre cette ville propre échouent depuis plus d’une décennie ?

 

Les causes du mal


1.
      
Le ramassage des ordures

Les causes de l’insalubrité de la ville d’Abidjan sont multiples. D’ailleurs depuis pratiquement une décennie que ce mal pernicieux ronge la ville, personne n’a pu établir clairement un diagnostic fiable. Les maires, gouverneurs, préfets, sous-préfets, ministres, premiers ministres, chefs de l’état s’y sont essayés mais sans grand succès.

Et pourtant l’une des raisons est évidente et tombe sous le coup des sens : Abidjan est sale et insalubre parce que les ordures ne sont pas correctement ou pas du tout ramassées.

En effet, depuis la disparition de la SITAF (Pour ceux qui s’en souviennent), le ramassage des ordures et leur traitement a été libéralisé. Les problèmes d’Abidjan ont alors commencé.

Entre la guerre des maires et gouverneurs de districts pour le contrôle du business des ordures et de la saleté d’une part et d’autre part, le manque de moyens et de compétence des entreprises commises à la tâche, il est difficile de trouver la vraie raison du non ramassage des ordures. Même lorsque cela est fait, une partie des ordures ramassées se retrouve lors de leur transport sur la voirie, pour cause de matériel non adapté à la tâche. Dans l’indifférence totale.

Le secteur est tellement désorganisé que les Abidjanais ne savent pas comment se débarrasser correctement de leurs ordures. Des quartiers entiers ne disposent pas de bennes à ordures ni même de poubelles.


La pré-collecte (néologisme insensé pour masquer le manque de volonté des autorités pour enlever les ordures, nos ordures), a été confiée à des particuliers. Les ménages n’ayant pas toujours les moyens de payer ces particuliers ou pré-collecteurs d’ordures, leurs ordures leur restent sous les bras et se retrouvent nuitamment (pour les moins courageux et les plus scrupuleux) sur la voie, le trottoir ou dans le caniveau ou encore sur la première aire libre rencontrée.

Parfois, ce sont les pré-collecteurs eux-mêmes, qui à bout de force pour continuer de tirer leur charrette (Wottro) remplie d’ordures « pré-collectées », déversent leur cargaison là où la force les a lâchés !  Ainsi, des dépôts d’ordures sont créés chaque jour à Abidjan. Certains endroits sont même devenus carrément des décharges en pleine ville. Aucun quartier n’y échappe.



Voici le résultat du travail de la pré-collecte!!!!



Ces pauvres pré-collecteurs ont-ils vraiment le choix ? Les centres de collectes sont souvent, si ce n’est toujours, très éloignés des habitations. Et il n’est pas facile de tirer une charrette d’ordures sur ces distances là, par tous les temps et parfois en montant ou descendant des pentes avec un matériel qui  n’est pas toujours adapté.



Treichville Cité Douane : Charettes pleines d'ordures prêtes à être tirées jusqu'au centre de collecte. Ici, le centre est au marché de Belleville (Treichville).


Voici comment certains pré-collecteurs vident leur charrettes
Decharge en plein VGEQuelque part sur le boulevard VGE, du coté de Trechville. C'est là qu'un pré-collecteur a decidé de déverser tous les jours sa cargaison.









Pourquoi les camions ne vont pas simplement vider les poubelles comme cela se faisait avant ?

Autant que je me souvienne, la pré-collecte des ordures n’existait pas. Les camions de ramassage passaient (de nuit) dans tous les quartiers, toutes les rues et vidaient les poubelles placées devant chaque concession (ramassage porte à porte).

Certains quartiers, compte tenue de leur architecture et configuration, disposaient de bennes à ordures qui étaient régulièrement vidées et remplacées par la SITAF.

Pourquoi ces modes de ramassage ont-t-ils été abandonnés au profit d’un mode (pré-collecte) qui manifestement ne fonctionne pas ?

 

2.       Les mauvaises habitudes des Abidjanais

« On ne peut empêcher un arbre de laisser tomber ses feuilles mortes sur la voie mais on peut demander aux hommes ( ?) de ne pas jeter leurs déchets sur la voie ».
Le problème du mode opératoire du ramassage des ordures est réel. Il faut à mon avis le repenser. Mais cela ne suffit pas à lui seul pour justifier la grande saleté dans laquelle baigne et patauge Abidjan. Autrement, on ne trouverait des ordures et autres déchets qu’aux alentours des poubelles et autres bennes à ordures.

L’Abidjanais contemporain a certainement oublié que la place des ordures c’est dans la poubelle ! Sinon, d’où viennent tous les déchets qui jonchent les artères d’Abidjan ? Il y en a tellement partout qu’il ne serait pas étonnant d’apprendre qu’il est possible de voir cela de l’espace !

En réalité, cela est dû au comportement irresponsable et incivique des Abidjanais.

On n’éprouve aucune gêne à jeter sur la chaussée, dans le caniveau, sur la voie publique le sachet d’eau, la peau de banane, le mouchoir que l’on vient d’utiliser.

Lorsqu’on finit de manger un sandwich, l’emballage est jeté sur la voie, à l’endroit où il a été déballé. Trop difficile de patienter jusqu’à la prochaine poubelle.

Il n’est pas rare de voir des passagers de véhicules balancer par-dessus bord des ordures. Sans gêne. Et cela tout le monde le fait.

Il m’a été donné, plusieurs fois,  de voir, le cœur meurtri, des personnes assises dans des véhicules rutilants, convenablement habillées, baisser la vitre dudit véhicule et jeter allègrement sur la voie un pot de yaourt, un mouchoir usagé ou un sachet d’eau vide ! Quelle honte. Et dire que ces personnes pensent ainsi faire preuve de propreté en ne salissant pas leur voiture.

Que dire alors des passagers de Woro-woro (taxis collectifs), bus et gbakas (minibus)  de transport en commun) ? Pour ce rendre compte de la capacité de « salissure de ville » de ces derniers, il suffit de voir dans quel état se trouvent toutes la gares ou abribus ! Il est vrai que la chaleur faisant, il faut se désaltérer en attendant le véhicule mais tout de même, n’y a-t-il pas moyen de disposer proprement des déchets ? Voir ces personnes arrêtées les pieds dans ces ordures, montre combien l’Abidjanais adore cohabiter avec elles ! Sans honte, sans gêne !

Cela paraît tellement normal que les vendeuses de nourriture aux abords des voies ne prennent  même pas la peine de balayer leur espace de travail jonché d’ordures, les ordures issues de leur commerce. Pourquoi le faire, puisque les consommateurs eux-mêmes ne semblent pas s’en soucier ?

Les abords des marchés, tous les marchés sans exception sont des décharges. Marchés qui sont sensés être des lieux où règne l’hygiène. Cela ne gêne personne. L’Abidjanais enjambe ces tas d’immondices pour faire son marché, parfois pour acheter des vivres non emballés et à consommation directe mais cela ne l’émeut nullement.

Le comble, c’est que lorsque ces commerçants décident de rentrer chez eux, aucun ne songe à balayer les ordures ou à en disposer convenablement. Généralement ces ordures sont déversées sur la voie publique, dans le caniveau ou carrément dans la bouche d’égout parce qu’aucun de ces vendeurs ne dispose de poubelle. Les autorités voient cela et ne disent rien. Personne ne semble être concerné. La saleté n’indispose pas. N’indispose personne ! Tant que l’on peut les enjamber pour aller collecter les taxes, ces ordures peuvent s’entasser autant qu’elles veulent.

Résultat, a coté de chaque marché ou « sous-marché » d’Abidjan, il y a une décharge sauvage d’ordures. L’illustration parfaite est le boulevard Nanguy Abrogoua qui a été transformé en dépotoir géant au nez et à la barbe des autorités municipales.


Le même phénomène est entrain de se (re)produire le boulevard VGE. Dans quelques années voire quelques mois, les véhicules se disputeront ce boulevard avec les commerçants.

L’Abidjanais est devenu tellement allergique à la salubrité que lorsque tu en interpelles un qui vient par exemple de jeter fièrement son sachet ou ses ordures sur la voie publique, ce dernier te répond, tout aussi fièrement : « Tu te prends pour un blanc ou quoi ? Si la saleté te dérange va vivre chez eux ! » Le comble !

Pour prouver l’aversion quasi viscérale ou génétique de l’Abidjanais nouveau pour la propreté, des amis et moi avons fait cette expérience :

Nous avons déposé à une gare de « Woro-Woro » une poubelle (Fût vide coupé en deux) que nous avons peinte en rouge avec l’inscription « POUBELLE » en blanc. Nous avons balayé, ramassé et mis dans cette poubelle tous les sachets et autres sacs plastiques trouvés par terre. Histoire de mieux apprécier le comportement des voyageurs par la suite.

Quelques heures plus tard, lorsque nous sommes revenus, nous avons constaté que la poubelle n’était toujours pas pleine. Par contre, les alentours de celle-ci étaient jonchés de divers déchets (sachets vides, mouchoirs usagés, emballages de galettes, etc…)

Conclusion : Les voyageurs ont quasiment tous préféré jeté par terre leurs ordures plutôt que de les mettre dans la poubelle. Et pourtant sur ce coup là, il n’y avait pratiquement pas d’effort à faire.

Ce constat traduit bien le comportement des Abidjanais, toute catégorie socioprofessionnelle confondue, vis-à-vis de la salubrité de leur ville.

Autre illustration de l’aversion des Abidjanais pour la propreté, c’est cette scène surréaliste que je vois tous les jours à la rue 38 à Treichville. En effet, le long de la clôture de la paroisse Notre Dame coté rue 38, un « extra-Abidjanais » a eu l’ingénieuse idée d’installer une pancarte sur laquelle il a inscrit « Interdit de jeter des ordures sous peine d’amende ». Cette pancarte est bien visible. Curieusement, c’est au pied de cette pancarte et rien qu’à cet endroit que les riverains viennent vider leurs poubelles !  Ramassées le jour, ces ordures reprennent leur place le lendemain comme pour dire : «  Laissez nos ordures là où elles sont. Nous aimons quand la rue est sale ». 



 Cette scène surréaliste se passe à Treichville Rue 38, cloture Notre Dame... Malgré l'interdiction... (Et ça continue à ce jour)



3.
      
L’indifférence des autorités

 

L’état dans lequel se trouve notre, naguère, belle ville d’Abidjan s’explique aussi par la démission collective de ceux qui ont décidé volontairement de la gérer, de ceux-là même que nous avons élus ou coptés volontairement et bien des fois naïvement  pour gérer notre cité : Ministres, Gouverneurs, Maires, Députés, etc… !

Lorsque l’on dirige ou gère une ville, on la veut propre, organisée, disciplinée, sécurisée, etc…. et il est du ressort des autorités de cette ville de faire en sorte qu’il en soit ainsi.

Lorsqu’un étranger foule pour la première le sol de cette ville, toutes ces qualités doivent s’exprimer.

Par exemple, dans toutes les villes, il y a ce que l’on appelle les portes d’entrées. Ce sont en fait les points par lesquels l’on rentre dans la ville. En général, ces portes sont aménagées en vue de donner une bonne première  impression au visiteur qui y entre pour la première fois. Cela est de la responsabilité de ceux qui gèrent la ville donc qui sont sensés recevoir les visiteurs.

Abidjan compte 4 (quatre) portes d’entrée.

 L’on entre à Abidjan soit par Adjouffou (Port-bouet), soit par Gesco (Autoroute du nord-Yopougon), soit par l’aéroport, soit par Abobo.

Aucun de ces points d’entrée n’est salubre et cela est peu dire.

Imaginez un visiteur qui arrive à Abidjan pour la première fois par Adjouffou ! Quelle belle image ? Des carcasses de ce qui furent des véhicules de part et d’autre de la voie (Internationale) ou sur le terre-plein, des montagnes d’immondices de part et d’autres, des eaux usagées sales et puantes coulant allègrement, des constructions anarchiques et une belle étendue de bidonville. Voilà en moins dramatique, le spectacle offert à l’étranger qui entre à Abidjan par « Adjouffou »

Entrer à Abidjan par « Gesco » n’est guère plus flatteur ! Après le corridor, la voie est pavée, parée de toutes sortes d’ordures. De part et d’autre de cette entrée, des tas d’immondices, de hautes herbes, des camions stationnés n’importe comment ; et tout cela sur un bon kilomètre ! Voilà ce que voit le visiteur qui entre à Abidjan pour la première fois par « Gesco » !

 

A celui qui entre à Abidjan par l’aéroport International d’Abidjan (généralement des visiteurs de prestige et de marque), les autorités qui gèrent Abidjan ont décidé d’offrir le spectacle des bancs de sables qui envahissent la chaussée, les odeurs à la limite du supportable des eaux stagnantes et celles des bêtes exposées fièrement. Après le carrefour dit « Akwaba », notre illustre visiteur débarqué de l’avion a aussi droit au spectacle de milliers de véhicules d’occasion parqués sur les trottoirs du boulevard Giscard d’Estaing. Quel spectacle ! Ce boulevard qui compte parmi les plus grands et plus beaux d’Afrique. Un boulevard sans marque au sol, sans entretien. Alors que ceux qui l’ont laissé ou le laissent  se dégrader  ainsi ne manquent de s’extasier lorsqu’ils arpentent l’avenue des Champs-Elysées (Paris), 5ème Avenue (New York). Et pourtant avec un peu de volonté et d’imagination, le VGE pourrait rivaliser avec ces célèbres avenues.

Je me rappelle encore avec nostalgie de cette époque (bien lointaine) où lorsque l’on devait recevoir un visiteur de marque à Abidjan, le boulevard VGE, depuis l’aéroport jusqu’aux ponts, était nettoyé, les marques au sol rafraichies, les bordures de route repeintes, les trottoirs débarrassés, etc… Et cela contribuait à la publicité de la ville d’Abidjan.

Mais aujourd’hui, c’est à croire que l’on a plutôt tendance à montrer à nos visiteurs qui viennent à Abidjan, combien la propreté de notre ville nous importe peu, car en réalité, il n’y a rien de glorieux à faire subir à ces derniers, le spectacle qu’offre aujourd'hui le VGE.

 

A celui qui entre à Abidjan par Abobo, nos chères autorités ont décidé d’offrir le spectacle du désordre organisé. En plus des tas d’ordures qui se disputent les trottoirs et parfois la chaussée avec les véhicules et les piétons, le visiteur sera certainement subjugué par le nombre de gbakas et autres Woro-woro aussi déglingués les uns que les autres. C’est à se demander si cette voie a déjà été nettoyée. Le comble c’est que notre visiteur constatera que les Abidjanais qui y commercent où circulent ne semblent nullement affectés par ce spectacle de sale, de désordre et d’indiscipline. Quelle façon honteuse de recevoir des visiteurs !

 

Abidjan est une ville insalubre. Cela n’est plus à démontrer. Mais il n’y a pas que l’insalubrité qui fait de la ville d’Abidjan une ville méconnaissable (pour ceux qui l’ont connue belle). Il y a aussi l’état dans lequel se trouvent les bâtiments et maisons de la ville. Officiels ou pas. Personne ne pense à peindre régulièrement son bâtiment ou sa clôture ou sa maison. Ce qui donne d’Abidjan l’image d’une ville très très vieille, abandonnée et sans entretien. Ce qui n’est pas faux du reste.  Il suffit de circuler dans les rues du Plateau pour s’en rendre compte. Ce quartier, centre d’affaires, siège de grandes administrations et institutions internationales voit passer tous les jours les grands décideurs de ce pays. Et pourtant, on y trouve des immeubles aux façades décapées et défraichies, se dressant  hideusement  dans les cieux.  A la vue de tous. Personne ne trouve cela déparant. Idem pour le boulevard Giscard d’Estaing dont j’ai parlé plus haut. De l’aéroport aux ponts, les clôtures et bâtiments sont décapés et défraichis. Toutes les autorités de ce pays qui reviennent (régulièrement) de voyage empruntent pourtant cette voie. Ce spectacle ne les émeut pas.

Les exemples de bâtiments décrépis et mal entretenus ne manquent pas à Abidjan : Adjamé 220 logements, 2 plateaux boulevard Latrille entre carrefour OilLibya et SOCOCE, 2 plateaux Lycée technique, cocody RTI, bâtiments des résidences universitaires Riviéra II, cité rouge, etc…  Le comble c’est que ces immeubles sont pour la plupart habités par des cadres toujours très bien mis. Pour l’Abidjanais, la propreté ne se manifeste que par le vestimentaire !

Il y a aussi le parc de voitures particulières et camions roulant à Abidjan. L’état général de ces véhicules, certains datant de l’époque coloniale, offre un spectacle de laideur extrême. L’autorisation de circuler est pourtant accordée par l’autorité.

Les autorités d’Abidjan ont tellement démissionné et s’intéressent peu à la propreté de la cité qu’elles semblent ne même pas se rendre compte que sous leurs yeux, Abidjan est entrain d’avoir la première plage suspendue du monde (ironie).

En effet, sur le pont De Gaulle, dans le sens Treichville-Plateau, il s’est formé un impressionnant banc de sable qui occupe quasiment le quart de la chaussée. Il ne reste plus qu’à y installer transats et parasols pour s’y croire à la plage ; vue qu’il y la lagune juste en dessous. Qui ne le voit pas ? D’où vient ce sable qui petit à petit envahi la chaussée ? 

Il est vrai que ces derniers temps, ce banc de sable est entrain d’être enlevé mais a-t-on pris la peine de comprendre comment il s’est formé et comment faire pour que cela ne se reproduise plus ?

Tous  ces faits traduisent bien le peu d’intérêt que nos autorités ont pour la propreté de la ville d’Abidjan ; car nous circulons tous sur les mêmes routes abimées d’Abidjan, nous empruntons tous la même voie lorsque nous allons ou revenons de l’aéroport, nous empruntons tous l’autoroute du nord pour aller ou revenir de notre village, nous sommes tous au moins une fois allés et revenus de Bassam en passant par Adjouffou, chacun de nous a vu au moins une fois les façades multicolores de Boribana, tout le monde sait que le boulevard Nanguy Abrogoua (construit à coup de milliards)  est devenu la décharge du marché d’Adjamé, etc…

Si les spectacles qu’offrent ces artères ne changent pas, ce n’est pas parce que les gouverneurs, maires, ministres, présidents actuels ne les voient pas. C’est tout juste parce que cela ne les dérange nullement ou alors qu’ils pensent que cela est normal ou pour faire plus "politiquement correct", l'on dira qu'ils ont d'autres priorités à gérer pour le bonheur de leurs populations.



Ah ! Elle est bien loin l’époque où tous les soirs, à la fermeture des bureaux et commerces, de petits engins mécaniques parcouraient les routes d’Abidjan pour les balayer, les nettoyer et parfois même les laver.

Elle est bien loin l’époque où tous les jours à 16h, les marchés étaient fermés, balayés, nettoyés et parfois lavés ! Cela se faisait d’autorité par les autorités. Aujourd’hui, certains marchés restent ouverts jusque tard dans la nuit.

Elle est bien loin l’époque des « 600 Francs », ces agents municipaux qui sillonnaient les rues et ruelles de nos quartiers pour traquer tous ceux qui les souillaient.

 

4.       Les sachets et sacs plastiques

Nous avons tous salué l’avènement des sacs et sachets plastiques dans le paysage des emballages en Côte d’Ivoire. Ignorant certainement le drame écologique et environnemental qu’ils convoyaient. En effet, lorsque l’on regarde bien les rues insalubres d’Abidjan d’aujourd’hui, l’on se rend aisément compte que plus de 80% des déchets qui jonchent les rues sont des sacs plastiques. Faut-il le rappeler, ces emballages de type nouveau sont quasi indestructibles. Ils ne sont pas biodégradables. En clair, ils ne pourrissent jamais ! Si quand même ! Il faut environ 400 ans (au moins  130 ans) pour qu’un sachet plastique se dégrade !!!. Et pourtant nous en raffolons tellement. Nous en sommes mêmes arrivés à penser que l’utilisation des sacs et sachets plastiques est signe d’évolution. Aujourd’hui presque tout s’emballe dans le sachet plastique : Les courses du marché ou du super marché, l’eau, les jus de fruits, les cacahuètes, l’attiéké, les sauces, le placali, la poudre de tabac, crème glacée, etc…

Naïfs, nous pensons que cela est signe de propreté. Malheureusement, une fois le contenu de ces sachets consommé, nous nous contentons de les jeter dans la nature si ce n’est sur la voie. Le vent et la pluie font alors le reste : Ces sachets sont charriés et se retrouvent dans les bouches d’égouts, ils s’emplissent de sable ou de boue, bouchent les canalisations, s’incrustent dans le sol. L’eau de pluie ou simplement les eaux usées ne peuvent s’évacuer normalement.


Au vu et au su de tous... Comment êut-on être étonné des inondations à Abidjan?

C’est d’ailleurs ce qui explique que maintenant à Abidjan, après une petite pluie, les rues sont inondées ! Les sacs plastiques ont tout bouché. Et l’on s’en étonne ! Cette année (2009), plus d’une vingtaine de morts du fait des inondations de la ville d’Abidjan. Les sacs plastiques sont responsables pour une grande part dans ces inondations.


Ici, la bouche d'égout est carrement utilisé comme poubelle. cela se passe quelque sur le VGE

Un tour rapide à quelques arrêts de bus ou gares de woro-woro de la capitale, ou encore aux abords d’un complexe sportif après une manifestation sera édifiant quant à notre accoutumance à ce type d’emballage prétendument propre mais ô combien salissant et nocif. Une véritable catastrophe écologique est entrain de se dérouler sous nos yeux, par notre propre volonté.

Les sacs plastiques, un vrai fléau ! Le cauchemar de ville d’Abidjan.

Certains pays ont pris conscience du grand danger que représentent les sacs et sachets plastiques pour l’environnement et le bien être de leurs populations. A telle enseigne qu’ils y ont interdit purement et simplement leurs usages : Le Rwanda et l’Ouganda. L’Ouganda pense même à criminaliser l’usage de sacs plastiques sur son territoire… cela donne à réfléchir.

 

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