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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 10:22
Sur le boulevard principal d'Adjamé
Sur le boulevard principal d'Adjamé

~~Que dit la constitution sur la responsabilité des maires? Y a-t-il une autorité qui a le pouvoir d'interpeller les maires qui ne font pas leur travail? Cette photo est un scandale. Inacceptable dans une ville. Que fait le district? Quelle honte! Et pourtant, l'Article 19 de la constitution de la République de Côte D'Ivoire dit ceci : "Le droit à un environnement sain est reconnu à tous". Quant à l'article 28, elle dispose : "La protection de l'environnement et la promotion de la qualité de la vie sont un devoir pour la communauté et pour chaque personne physique ou morale." Le maire d'Adjamé connait-il ces articles de la constitution? Pauvre Pays, Pauvre ville! En plus, il n'est pas le seul maire à ne pas se préoccuper de la qualité de vie de ses administrés. Un tour du coté de Koumassi vous édifiera. Mais avec ces images, je pense que Adjamé fait fort dans cette course au sale! pfffff. Suis dégouté!

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 16:38

En juin de l'année 2010, il y  eut une terrible innondation à Abidjan suite à une pluie ininterrompue d'une nuit. Plusieurs habitations subirent d'importants dégats matériels, il y eut même des pertes de vies humaines.

Les quartiers les plus touchés furent La Riviera Palmeraie et Yopougon Banco/Mossikro.

(Voir articles : http://cotedivoirepayspropre.over-blog.com/article-innondations-a-abidjan-juin-2010-53132514.html

Cette année encore, soit 4 ans plus tard,  presque jour pour jour, nous assistons tristement et impuissants au même phénomène, dans les mêmes zones et quartiers.

Avons nous seulement compris que "les mêms causes produisent toujours les mêmes effets"?  

Sommes-nous seulement capables, comme des êtres "intelligents" de tirer des leçons des drames qui surviennent dans nos vies et d'en tirer les conséquences aux fins d'y remedier ? Rien n'est moins sûr.

Si tout cela avait été le cas, je crois que les images ci-dessous n'auraient pas existé. Mais hélas! 1000 fois hélas !

 

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 12:42

Panneau PAA 1

 

Voie principale, non loin de la Direction Générale du Port Autonome d'Abidjan (PAA)

La Direction Générale du PAA, après avoir pavé et donc rendu propre et agréable les trottoirs de la voie principale menant à son siège, a cru bon de rappeler aux riverains et voisins, ce qui est indiqué sur la pancarte ci-dessus : "Interdit de jeter des ordures".

C'était sans compter avec l'incivisme de ces riverains qui n'ont pas trouvé d'autres endroits que celui là pour y vider leurs poubelles. Exactement au pied de la pancarte. Comme pour narguer ceux qui veulent maintenair cet endroit propre. N'est-ce pas revoltant?

Ailleurs, (Accra, Kigali, Lumumbashi, etc...) cet act aurait valu à ces auteurs de sévères sanctions... C'est à cela que nous devons arriver s'il le faut pour changer nos mentalités car manifestement, "Abidjanais et salubrité", c'est une combinaison qui ne marche pas encore....

 

Attention, ne vous y trompez pas! La pancarte était bien là avant le tas d'ordures. N'est-ce pas mignon (ironie)?

 

   

 

 

 

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 10:32

La ville d'Abidjan résiste de moins en moins à la pluie.

La démonstration en a été faite lors de la pluie torrentielle qui s'est abattue, sans discontinuer, le week-end du 20 Juin sur cette ville.

Comme en témoignent les images ci-dessous, nombre de quartiers d'Abidjan et non des moindres ont subit d'énormes dégats. Et c'est peu dire.

Le quartier de la Riviera (Palmeraie, Bonoumin, Alabra, Rivera II, Riviera III) était inaccessible. Des villas ont été innondées jusqu'à hauteur des tables à manger.... Des familles entières se sont retrouvées l'espace d'une nuit et le temps d'une pluie (chose natuerelle) sans toit, SDF! Travailler toute une vie pour s'offrir, à coup de sacrifices, un toit et le voir detruit ainsi pour une pluie... Triste, désolant!

Mais cela n'est rien à coté des pertes en vies humaines qui malheureusement ont été déplorées, encore une fois, hélas!

Des morts pour cause de pluie, il y en a eu l'année dernière (cf article sur les conséquences de l'insalubrité). Nous n'avons pas pu en faire l'économie cette année encore!

 

A y regarder de près, nous l'avons bien cherché.

 

Ce phénomène d'innondation est le résultat de notre incivisme et de notre indscipline maintes fois décriés mais jamais corrigés. La nature a des règles et il est connu que l'Homme est impuissant devant le déchainement des 4 éléments de celle-ci : Terre, Eau, Feu, Air.

Lorsqu'il pleut, l'eau a besoin de s'écouler tranquillement pour se déverser dans la lagune, le fleuve ou la mer.

Quand cet écoulement est entravé, l'eau se fraie inéluctablement un autre chemin (sa nature est de s'écouler) et devient incontrolable : Innondations.

En ville, des canniveaux sont construits pour servir à cet effet. Mais qu'avons nous faitdes canniveaux de la ville d'Abidjan? Il suffit de s'y promener pour s'en rendre compte : Sur 100 m de canniveaux, 10 sont à peine fonctionnels. Or un canniveau, il est fonctionnel ou il ne l'est pas. Il ne peut pas l'être partiellement.

 

Comment voulons-nous que l'eau de pluie puisse s'écouler lorsque nous construisons nos clotures, nos terrasses sur les canniveaux?

Par où voulons nous que l'eau s'écoule lorsque nous "betonnons" la portion du canniveau qui passe devant notre concession juste pour éviter de l'enjamber ou pour que notre grosse cylindrée puisse accéder au garage?

Comment l'eau de pluie peut-elle être drainée lorsque le canniveau devient la poubelle ou sert plus pour les eaux usées?

 

Voici comment nous préparons ou favorisons les innondantions à Abidjan :

Sacs plastiques ds canniveau

 

 

bouche-d-egout-fermee2.jpg

 

 

  ce-que-deviennent-les-caniveaux.jpg

 

Sable-sur-caniveau.jpg

 

Ces choses s'observent à la Riviéra. Toutes les canalisations faites au moment de la viabilisation de ce quartier n'existent plus. Les habitants y déversent des chargements entiers de sable ou de gravillons pour leurs travaux et ne prennent pas la peine de curer la canalisation une fois les travaux terminés.

Certains ont carrement construit leur magasin sur la canalisation principale de la Riviera Palmeraie (par exemple).

 

Et voilà le résultat :

 

L'eau cherche sa voie2 

Lorsque les canniveaux sont obstrués, l'eau se fraie un autre chemin...

 

 

Palmeraie4

Une rue de la palmeraie après la pluie - L'eau jusque sur le capot

 

 

 

 Palmeraie5

 

 

Palmeraie 2 

Palmeraie - Rue ministre après la pluie

 

 

Villa les pieds dans l'eau

 Palmeraie - Une villa les lieds dans l'eau

 

 

 

  35410 1443261115368 1048315246 31321518 6012697 n

  Ces véhicules n'ont pas résisté à la furia de l'eau de pluie qui ne sait pas comment s'écouler

 

 

35703 1503644879062 1472438451 1268142 6711466 n

  Dégats matériels dans une villa

 

 

36671 1503646719108 1472438451 1268156 3397346 n

 

 

 

Toutes les rues de la palmeraies sont innondes 

 Palmeraie - Aucune rue n'a été épargnée

 

 

 Palmeraie - Eau contre bitume

 Palmeraie rue ministre - le bitume n'a pas résisté à la furia de l'eau

 

 

Palmeraie Rue ministre 1

 

 

 

Allons nous tirer des leçons des conséquences dramatiques cette n-ième innondation ? Rien n'est moins sûr. Il est à parier que les choses resteront en l'état, que l'année prochaine les images seront plus impressionnantes, les dégats plus importants... à moins que, à moins que, dès maintenant, tous autant que nous sommes, nous nous engagions à oeuvrer pour la salubrité de notre pays et à respecter dame Nature.

 

 

Que chacun "libère" la portion de canniveau qui passe devant sa résidence ou son commerce et demande à son voisin d'en face, à son voisin de gauche et à son voisin de droite d'en faire autant... L'eau de pluie s'écoulera plus librement et fera moins de dégat. Ce sera dèjà ça de gagné!

 

 

 

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 18:18
  Les sachets et sacs plastiques


"Les matières plastiques ont envahi notre quotidien, difficile de leur échapper.
Elles sont le symbole de la société de consommation, car considérées comme un matériau non noble : les consommateurs l'assimilent à un produit "jetable" après usage." Source : EKOPEDIA

Nous avons tous salué l’avènement des sacs et sachets plastiques dans le paysage des emballages en Côte d’Ivoire.
Tous, Nous avons adopté ce type d'emballage. Force est de constater que les sacs et sachets plastiques sont pratiques. Ils rendent beaucoup de services. C'est à se demander d'ailleurs comment nous faisions avant leur avènement.

Nous en sommes mêmes arrivés à penser que leur utilisation est signe d'évolution.
Aujourd’hui presque tout s’emballe dans le sachet plastique : Les courses du marché ou du super marché, l’eau, les jus de fruits, les cacahuètes, l’attiéké, les sauces, le placali, la poudre de tabac, crème glacée, etc…

Naïfs, nous pensons que cela est signe de propreté.
Malheureusement, une fois le contenu de ces sachets consommé, nous nous contentons de les jeter dans la nature, généralement sur la voie publique.

C'est ce qui se passe avec les sachets d'eau qui sont aujourd'hui vendus à tous les carrefours et autres feux tricolores de la ville d'Abidjan. Une fois l'eau bue, le citoyen (?), par reflexe jette le sachet vide sur la voie.

Après le vent et la pluie font le reste : Ces sachets sont charriés et se retrouvent dans les bouches d’égouts, ou les canniveaux. Ils s’emplissent de sable ou de boue, bouchent les canalisations, s’incrustent dans le sol. L’eau de pluie ou simplement les eaux usées ne peuvent s’évacuer normalement.

Sacs plastiques ds canniveau



Au vu et au su de tous... Comment êut-on être étonné des inondations à Abidjan?

C’est d’ailleurs ce qui explique que maintenant à Abidjan, après une petite pluie, les rues sont inondées ! Les sacs plastiques ont tout bouché. Et l’on s’en étonne ! Cette année (2009), plus d’une vingtaine de morts du fait des inondations de la ville d’Abidjan. Les sacs plastiques sont responsables pour une grande part dans ces inondations.


Pour s'en rendre compte, ll suffit de voir les spectacle des sacs plastiques usagés melangés à la boue recouvrant entièrement  toutes  les voies de l'échangeur de l'indénié après une petite pluie.

Photo Indénié après pluie....

         Un drame écologique et environnemental
Dérivé du pétrole et du gaz, le plastique est une matière non bio-dégradable. En clair, ils ne pourrissent jamais ! Du moins pas avant
400 ans (au moins  130 ans)
Ce qui signifie qu'un sachet en plastique jeté dans la rue, dans la brousse ou dans l'eau, restera intact pendant plus d'un siècle.
Cela est totalement ignoré par les Abidjanais.

Et pourtant, lorsque l’on regarde bien les rues insalubres d’Abidjan d’aujourd’hui, l’on se rend aisément compte que plus de 80% des déchets qui jonchent les rues sont des sacs plastiques. 





Sacs plastiques ds canniveau

La plupart des sacs plastiques usagés se retrouvent dans les égoûts ou bouches d'égoût.

Un tour rapide à quelques arrêts de bus ou gares de woro-woro de la capitale, ou encore aux abords d’un complexe sportif après une manifestation sera édifiant quant à notre accoutumance à ce type d’emballage prétendument propre mais ô combien salissant et nocif. Une véritable catastrophe écologique est entrain de se dérouler sous nos yeux, par notre propre volonté.

Aucun espace n'y échappe : Abords de marchés, gares de bus ou taxis communaux, rues marchandes, trottoirs,etc...
Que dire alors des plages abidjanaises? Ces endroits où l'on se rend pour respirer l'air pur, profiter des bruits des vagues et admirer l'horizon, les pieds dans l'eau? Elles sont, elles aussi, envahies par les sacs plastiques. Et le spectacle n'est pas beau!!!

Illustrations

Plage1.jpg
Plage jonchée de morceaux de sacs plastiques usagés

plage2.jpg

Les sacs plastiques, un vrai fléau ! Le cauchemar de ville d’Abidjan.


La nocivité de ces sacs plastiques n'est plus à démontrer en réalité. En plus de boucher les canalisations, les sacs plastiques une fois enfouis dans le sol, peuvent empêcher les racines des plantes à aller en profondeur. Ce qui naturellement influence leur croissance. Ils sont aussi des pièges et nids à moustiques lorsqu'ils sont jetés dans la nature. Contribuant malheureusement ainsi à la propagation du paludisme.
Passons sur la pollution visuelle qu'ils engendrent dans les villes et mêmes les villages du pays.

Mais alors, que faire face à l'envahissement des sacs plastiques?
A la vérité, le problème n'est pas tant le sac plastique lui même ou son utilisation. Force est de reconnaitre qu'il rend bien de services. Son avènement a revolutionné l'industrie et le marché de l'emballage. Son coût très abordable en a fait un compagnon plus que fidèle pour tous.
Le vrai problème c'est ce que nous faisons du sac ou sachet une fois que nous nous en sommes servi.
Dans 95% des cas, une fois utilisé, le sachet se retrouve dans la poubelle au mieux sinon carrement dans la rue.

Tas de sacs plastiques2
Ici un tas d'ordures composé à plus de 90% de sachets plastiques

Son poids très très faible et son aspect nous font penser à tort qu'il est sans danger. A tort, l'on se dit qu'à cause de ce poids plume, le vent va l'emporter et donc il ne salira pas. Ce qui n'est pas faux dans l'obsolu. Mais où le vent le charrie-t-il? Dans un canniveau, une bouche d'égoût, une eau stagnante, etc... Après, impossible de s'en débarraser car non biodégradable.
Cette attitude est due à la méconnaissance de la nature de ce "bien".
C'est pour cela qu'il est impérieux de sensibiliser, sur le long terme, les populations sur le danger que représente ce type d'emballage pour l'environnement.
A terme, cette population doit gérer autrement ce type de déchets.
Il n'y pas d'autres choix. Les sacs plastiques ne doivent plus se retrouver dans la rue, sur la voie publique, dans les canniveaux, etc...
A défaut de s'en passer, nous devons apprendre à nous en débarraser convenablement en pensant à sa nocivité.

Quelques mesures pour éviter la pollution par les sacs plastiques:
- Eviter autant que possible d'y avoir recours.
- Aller au super-marché ou au marché avec un sac ou une corbeille.
- Ne jamais jeter un sachet ou un sac plastique sur la voie publique ou dans tout autre ouvrage d'assainissement.
- Apprendre à réutiliser les sacs plastiques.
- Garder chez soit les sacs et sachets utilisés afin de les donner aux collecteurs d'ordures. Ils ne pèsent et sont très peu volumineux une fois froissés.
- Encourager le recyclage des sacs plastiques.

Le recyclage comme solution
Le plastique n'est pas biodégradable et cela n'est pas le moindre de son coté nocif. Par contre, il est réutilisable plusieurs fois et surtout il est recyclable. Cette caractéristique peut aider à limiter sensiblement ses effets négatifs sur notre environnement.
En effet, plutot que de le jeter une fois utilisé, s'il n'est plus réutilisable dans sa forme initiale, nous devons penser à le stocker. Au bout d'une certaine quantité, ce stock peut être revendu aux unités de recyclage.
D'ailleurs, une frange de la population s'adonne déjà à cette activité qui gagnerait à être encouragée et vulgarisée par les pouvoirs publiques qui devront aussi aider à la création d'unités de recyclage du plastique.
Ce secteur d'activité offrira deux avantages au moins : Activité génératrice de revenu pour les populations et réduction de l'impact nocif du plastique sur l'environnement. 
En plus les usages du plastique recyclé sont nombeux.
Des pays comme le Mali s'y sont déjà mis.

L'interdiction comme solution au sacs plastiques?
Certains pays ont pris conscience du grand danger que représentent les sacs et sachets plastiques pour l’environnement et le bien être de leurs populations. A telle enseigne qu’ils y ont interdit purement et simplement leurs usages : Le Rwanda et l’Ouganda. L’Ouganda pense même à criminaliser l’usage de sacs plastiques sur son territoire… Le Gabon vient de prendre la décision d'interdire à partir à partir du mois de Juillet 2010, l'usage des sacs plastiques sur le territoire. Tout cela donne à réfléchir.

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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 13:21


2009 s'efface, 2010 s'installe. A cette occasion l'ONG Côte d'Ivoire Pays Propre souhaite tous ses voeux de bonheur, de santé et de prospérité à toute la nation Ivoirienne.
Elle souhaite que de toutes les bonnes résolutions que chacun prendra pour l'année nouvelle, la salubrité du cadre de vie soit dans la top liste. Que 2010 soit définitivement pour nous tous une année de prise de conscience écologique et environnementale. Que les mauvaises habitudes qui nous incitaient à salir et polluer notre pays nous quittent définitivement et laissent la place à l'esprit du propre, du salubre et du respect de l'environnement.


                                BONNE ET HEUREUSE ANNEE PROPRETE A TOUS



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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 10:22


La constitution est la boussole d'un pays, d'une nation. S'y trouvent inscrits les droits et DEVOIRS des citoyens et de tous ceux qui y vivent. Enfreindre une prescription de la constitution est quasiment un crime. Seulement en sommes nous, nous Ivoiriens, conscients? Rien n'est moins sûr. Savons-nous seulement que jeter délibéremment un sachet sur la voie publique est une violation de la constitution? Savons nous que jeter des ordures dans un canniveau est une violation de la constitution? Ces gestes, nous les accomplissons chaque jour en toute impunité. Et pourtant, la constitution Ivoirienne est claire  :


Article 19
"Le droit à un environnement sain est reconnu à tous"


Article 28

"La protection de l'environnement et la promotion de la qualité de la vie sont un devoir pour la communauté et pour chaque personne physique ou morale."

Chaque fois qu'un sachet, un sac plastique ou tout autre ordure est jetée sur voie publique, cela constitue une dégradation de l'environnement ou une non promotion de la qualité de vie.


En outre l'article 25 dit ceci :
"Les biens publics sont inviolables. Toute personne est tenue de les respecter et de les protéger."


Cet article montre clairement combien de fois nous violons la constitution au quotidien. En effet, les routes sont des biens publics, les canniveaux sont des biens publics. Y jeter des déchets ou y deverser ses poubelles n'est rien d'autre que violer l'article 25 de la constitution.

Il est temps, grand temps que nous en prenions conscience.

La nature est généreuse mais n'aime pas qu'on la maltraite.
Protégeons notre environnement. Ce n'est rien d'autre que le respect de la constitution. 
 
Alors, ensemble engageons nous maintenant pour maintenir notre pays propre.
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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 12:33

Par Inn. KOUAME-BROU


Dans l'article "
Comment et pourquoi Abidjan est devenue une ville insalubre, tous responsables", je citais l'exemple de la ville de Kigali comme l'une des villes les plus propres du continent. Naturellement je maintiens cette qualification.
Ce qu'il est interessant de noter c'est que Kigali est la capitale du Rwanda. L'un des pays les plus pauvres de la planète. Le niveau d'éducation de la population rwandaise est faible.
Tout cela pour montrer que la propreté et la salubrité ne sont pas forcément et uniquement l'apanage des pays ou villes riches ou de personnes "éduquées" ou intellectuelles.
Il suffit de vouloir vivre dans un environnement propre et sain pour y arriver. Bien entendu, dans le cas du Rwanda, la volonté politique y est pour beaucoup.
Ils sont tellement fiers de leur ville que n'importe qui t'interpelle lorsque tu laisses trainer un dechet après toi. Quant à la police, lorsqu'elle te surprend entrain de jeter des ordures ou dechets sur la voie publique, la contravention est immédiate. Ainsi que la sanction : Tu devras non seulement ramasser ce que tu as laissé trainer mais en plus tu pourrais etre amené à balayer la rue....

Voici un caniveau de Kigali. Admirez la propreté. De plus ce n'est pas le caniveau d'un quartier huppé de la ville!!











L'un des boulevards de Kigali.... 





Toujours sur le boulevard : Admirez la propreté.






Une voie bordée d'arbres mais aucune feuille morte qui jonche le sol.
....




Vous aurez remarqué le style des maisons dans le fond!!! Nous sommes ici dans un quartier ordinaire de Kigali. C'est à dire avec des habitants d'une classe sociale du bas d'échelle. Et pourtant quelle propreté!!! Les habitants de ce quartier ont décidé de vivre dans un environnement propre et salubre. Ils y sont tout simplement arrivés. Pourquoi cela semble-t-il si difficile ici?
Comparez cela avec des quartiers comme Marcory Anoumabo ou Koumassi....



Ici, c'est une rue fortement fréquentée par les taxis collectifs et "gbakas" de Kigali. Malgré le flux d'usagers à cet endroit, la voie est restée propre.

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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 11:28

Je viens de lire dans le quotidien Franternité Matin de ce jour (25/08/2009 - pages 2&3) que plusieurs travaux de refection ou de construction de routes, échangeurs et ponts seront très bientôt lancés à Abidjan.
De même que les signalisations horizontales (marquages au sol ou si vous voulez les bandes blanches) et verticales (panneaux).
Si tous ces travaux sont menés à bien comme annoncé, cela donnerait à Abidjan une autre allure. Certainement plus gaie et plus conviviale. Sans compter le soulagement que cela apporterait aux usagers de la route.
Ceux qui empruntent tous les jours le boulevard Mitterand imaginent déjà ce qu'un échangeur à la riviéra 2 aura comme impact sur leur humeur surtout matinale.
Que dire alors des bénéfices que les usagers de la route du zoo tireront de ces réalisations?

En tout cas, cette annonce est assurement une très bonne nouvelle pour les Abidjanais. Il ne nous reste plus qu'à croiser les doigts pour que tout cela soit !!!!


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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 18:28


Les conséquences sur le cadre de vie.

A cause de cette insalubrité chronique dans laquelle beigne la ville d’Abidjan, celle-ci n’est plus agréable. Marcher dans les rues d’Abidjan aujourd’hui sans se boucher les narines relève de l’exploit. Certaines rues sont quasiment fermées à la circulation parce que envahies par des tas d’ordures. Obligeant ainsi les automobilistes à faire de grands détours.  Pour les piétons (que nous sommes tous à un moment ou à un autre), arpenter les rues et boulevards d’Abidjan nécessite d’avoir des aptitudes en saut d’obstacles, tellement les tas d’immondices ressemblent à des collines.

Bref, il est aujourd’hui quasiment impossible de se promener, flâner à Abidjan comme cela se fait dans toute ville qui se respecte et qui permet à ses habitants de parcourir agréablement ses rues pour prendre de l’air.

             Inondations
Par temps de pluies, Abidjan se transforme en océans habités par endroits ou de marécages en d’autres endroits. Chaque année des morts sont déplorés par dizaines du fait des inondations (21 pour la saison 2009). Aucune artère n’y échappe. La cause est toute simple : Toutes les canalisations d’eaux pluviales sont bouchées. Lorsque ce ne sont pas les fameux sacs plastiques qui en sont la cause, c’est carrément parce que les bouches d’égout sont obstruées pour avoir été utilisées comme poubelles après avoir retiré, en toute inconscience et en toute impunité, les plaques d’acier qui les ferment. Parfois ce sont carrement les caniveaux sensés drainer l'eau pluviale qui sont utilisés comme poubelles.
Il suffit de longer les grandes voies et jeter un coup d’œil dans ces bouches d'égout pour s’en rendre compte. C’est tout simplement écœurant.  Treichville, Riviéra Bonoumin, boulevard du port, Marcory, Koumassi, Adjamé Indenié, etc… aucun quartier n’y échappe.
Or c'est bien connu. On n'arrête pas l'eau qui veut ou qui doit s'écouler. Lorsqu'on tente de l'arrêter, elle se trouve fatalement une autre voie au point de se retrouver parfois à des endroits ou rien n'est précu pour continuer sa route. Dans ce cas, c'est inévitablement l'inondation. Lorsque par temps de pluie, l'eau arrive peniblement à se frayer un chemin d'Abobo, Williamsville, etc... jusqu'à l'indenié et qu'elle ne peut plus poursuivre sa route vers la Lagune, que pense-t-on qu'il se produira?
Par notre propre faute, aujourd'hui pour circuler à Abidjan par temps de pluieil faut être à bord d’un bulldozer. Et encore…

Illustrations


"Gbonhi" (tas) de sacs plastiques dans un canal d'évacuation.


Non, ce n'est pas un rêve : Ce sont bien des pneus que ce vendeur de carreaux a mis dans le caniveau juste devant sa baraque.
Un ouvrage publique construit à coups de millions (nos impôts). Voilà ce qu'on en fait!!! Le comble c'est que ce vendeur de carreaux sera le premier à se plaindre lorsqu'il ne pourra pas accéder à sa baraque à carreaux en temps de pluie pour cause d'innondation.. cela se passe quelque part à Marcory!!!





Bouche d'égout obstruée...


ce-que-deviennent-les-caniveaux.jpg
Ce qui reste d'un caniveau


bouche-d-egout-fermee2.jpg
Les ingénieurs ont prévu sous cette bouche d'égout une conduite pour l'écoulement de l'eau.
L'abidjanais en a décidé autrement...



caniveau-ferme.jpg
Ce que vous voyez là n'est pas une poubelle mais bien un caniveau qui sert de poubelle...




Caniveau servant de poubelle (Koumassi Bld du 7 Décembre)



Quelle est la conséquence de tous ces défis que nous lançons à mère nature? Voir ci-dessous (En  image)



Echangeur de l'Indenié après une petite pluie

Le comble...


Voici le résultat de l'insalubrité de la ville d'Abidjan. ça ce n'est pas une conséquence du rechauffement climatique
mais bien celle de notre irresponsabilité



Et ce n'est que le début...





Les conséquences sur notre santé.

 La résurgence  de certaines maladies (mortelles) telles que le cholera, la fièvre jaune, la fièvre typhoïde en dit long sur la saleté de la ville d’Abidjan. Les spécialistes ne les appellent-t-elles pas d'ailleurs les maladies de la saleté ? Et dire que les autorités, chaque année, dépensent des sommes colossales pour venir à bout de ces maladies alors qu’il suffirait d’assainir le cadre de vie pour les éviter et ce avec beaucoup beaucoup moins de moyens. Les économies ainsi faites pourraient servir à réaliser d’autres projets. Cela paraît simple et pourtant….

Que dire du paludisme ? Le paludisme est une maladie endémique chez nous. Tous nous savons que le paludisme se transmet par piqûre des moustiques (anophèle). Tous nous savons que les moustiques adorent se multiplier dans les endroits sales et humides (dépôts d’ordures, eaux stagnantes, etc…). Comment voulons-nous venir à bout de ce fléau alors que nous offrons, de bon cœur, à son vecteur tous les moyens de se développer ? Simple question de bon sens ! Les onéreux programmes de lutte contre le paludisme et toutes nos lamentations à l’endroit de la communauté internationale n’y feront rien tant que nous n’assainissons pas notre ville, notre milieu de vie. Comme dit plus haut, l’état actuel des caniveaux de la ville en dit long sur notre amour pour le paludisme (cela paraît cynique mais c'est vrai).


A 1 mètre de ce nid à moustiques, il y a des habitations!!! Si ce n'est pas du masochisme, cela y ressemble fort...




Les conséquences sur l’économie et le tourisme

 Adjamé (un quartier célèbre d’Abidjan) abrite le plus grand marché de la capitale et certainement l’un des plus grands de l’Afrique sub-saharienne (comme celui de Cotonou ou de Bamako). Adjamé est aussi l’un des quartiers les plus sales sinon le quartier le plus sale de la ville d’Abidjan. A cause de cette saleté et de l’anarchie qui y règne (circulation impossible), beaucoup de personnes ne vont plus faire leurs emplettes à Adjamé. Occasionnant forcément des manques à gagner énormes pour les commerçants. Il en est de même pour Abobo et Treichville où se rendre au célèbre marché de BelleVille est une véritable invite à côtoyer la saleté donc la maladie.

Lorsque l’on décide de visiter une ville, un pays, c’est généralement pour voir des choses agréables, garder des souvenirs inoubliables, garnir son album photos d’images de parcs bien entretenus et verdoyants, de rues propres, des réseaux routiers (qui sont en réalités de vraies œuvres d’art) bien tracés et bien marqués, des bâtiments beaux aux couleurs fraiches et chatoyantes, etc… Toute chose qui fait cruellement défaut à Abidjan aujourd’hui. Qu’est-ce que la ville d’Abidjan offre aujourd’hui comme attrait ? Rien ? A-t-on idée de faire de la promotion, de la publicité pour inciter des touristes à venir enjamber des tas d’ordures ? Respirer l’air pollué d’Abidjan ? Respirer les gaz d’échappement ? Contracter le paludisme, la fièvre typhoïde ou le cholera ? Se promener sur les plages sales ? Abidjan telle qu’elle est aujourd’hui n’incite pas au tourisme. Par des actions, certains viendront une fois mais ne reviendront certainement pas. 



 Insalubrité et développement durable

Ces dernières années, s’il y a un thème qui revient très souvent dans les discours et communications des dirigeants de pays et d’entreprises c’est celui du « développement durable ». Ce néologisme qui est en soit un véritable modèle économique qui peut se définir comme « le fait de poser des actions de développement aujourd’hui pour améliorer le bien être des populations contemporaines sans toutefois compromettre l’existence des générations futures »[1],  est aussi repris abondamment par les dirigeants d’entreprises et politiques ivoiriens. Mais un pays insalubre qui n’accorde aucune attention à son environnement, qui n’a aucune conscience écologique et qui de ce fait expose ses habitants aux maladies et inondations compromet gravement son existence et celle de ses générations futures. Par conséquent, parler de développement durable dans ces conditions est une véritable hérésie. Le développement durable ce n’est pas uniquement les bio-carburants, les énergies renouvelables. C’est aussi des choses simples comme la propreté, la salubrité, la discipline d’une ville ou d’un pays (pour ne citer que des exemples liés au sujet du présent manifeste).



[1] Définition personnelle du « développement durable »

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